au fil de l'herbe, c'est le début. le fil de l'herbe entre mes lèvres je souffle une plainte stridente, je sonne faux pour ouvrir une brèche de gaité primitive dans l'air épais et humide.
Est-ce le cri d'un nouveau-né ou la plainte d'un agonisant?
C'est la voix de l'herbe qui comme un fil se tend toujours entre ciel et terre avec une simplicité déroutante.
Le monde est fou dans l’erreur,
mais il est fou dans la vérité
alors qu’est-ce qu’on s’en fout ?
Nos déguisements sont parfumés
à l’endive des bois
si gais que le soleil a décidé
que ce serait l’été. Le printemps,
puis l’été dans nos cœurs,
et puis le printemps encore après….
Oui, mais aussi j’ai cette peur, du fond.
peur que ça… peur que l’instant d’après…
Surtout lorsque j’entends le bruissement du temps,
je me dis que « toujours » n’est jamais là pour nous rassurer,
toujours est abstrait,
et je ne me rassure point…
Mais il est interdit de rebrousser chemin….
C’est la règle la plus jolie, je trouve.
Surtout quand on avance dans le brouillard,
sans jamais savoir,
voir le détour du chemin.
Suivant les notes d’une partition accidentelle.
