au fil de l'herbe, c'est le début. le fil de l'herbe entre mes lèvres je souffle une plainte stridente, je sonne faux pour ouvrir une brèche de gaité primitive dans l'air épais et humide.
Est-ce le cri d'un nouveau-né ou la plainte d'un agonisant?
C'est la voix de l'herbe qui comme un fil se tend toujours entre ciel et terre avec une simplicité déroutante.

il s'agit d'aller, de venir. il s'agit d'écrire enfin, de prendre le temps qui est toujours là autour de moi et qui glisse comme de l'eau sur
ma peau imperméable et lisse tandis que j'interroge les vibrations de mon pouls sans respirer.
prendre le temps, l'absorber, en etre... broyer tout un tas de choses à faire avec la nonchalance d'un chien qui ronge son os, sans jamais quitter de l'oeil l'épaisseur des feuilles des arbres ni la température exacte du poil au soleil et à l'ombre.
un chien sachant se coucher sur les prés peut nous apprendre à nous y rouler et la quantité de paille sur nos cheveux éloigne d'autant nombre de coiffeurs désoeuvrés, coincés et survoltés, souffrants et oxygénés dont nous pouvons de fait nous priver...
le désir monte toujours par la cage d'escalier, s'échappant ensuite par la fenetre pour parfumer un peu le quartier.
autoroutes du désir incertaines de leur avenir, nos maisons regardent les arbres et envient leur sève.
elles s'écroulent virtuellement sur elles-memes, changeant de formes dans l'oubli du sommeil.
nous sommes quittes.
je sors leur chercher à manger.
cela me fera des vacances...
prendre le temps, l'absorber, en etre... broyer tout un tas de choses à faire avec la nonchalance d'un chien qui ronge son os, sans jamais quitter de l'oeil l'épaisseur des feuilles des arbres ni la température exacte du poil au soleil et à l'ombre.
un chien sachant se coucher sur les prés peut nous apprendre à nous y rouler et la quantité de paille sur nos cheveux éloigne d'autant nombre de coiffeurs désoeuvrés, coincés et survoltés, souffrants et oxygénés dont nous pouvons de fait nous priver...
le désir monte toujours par la cage d'escalier, s'échappant ensuite par la fenetre pour parfumer un peu le quartier.
autoroutes du désir incertaines de leur avenir, nos maisons regardent les arbres et envient leur sève.
elles s'écroulent virtuellement sur elles-memes, changeant de formes dans l'oubli du sommeil.
nous sommes quittes.
je sors leur chercher à manger.
cela me fera des vacances...
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