au fil de l'herbe, c'est le début. le fil de l'herbe entre mes lèvres je souffle une plainte stridente, je sonne faux pour ouvrir une brèche de gaité primitive dans l'air épais et humide.
Est-ce le cri d'un nouveau-né ou la plainte d'un agonisant?
C'est la voix de l'herbe qui comme un fil se tend toujours entre ciel et terre avec une simplicité déroutante.

chaque aube
cache un diable.
il sortira dès que les rayons
commenceront à se réchauffer.
et il faudra bien se rendre à cette idée,
se réveiller.
que diable!
