au fil de l'herbe, c'est le début. le fil de l'herbe entre mes lèvres je souffle une plainte stridente, je sonne faux pour ouvrir une brèche de gaité primitive dans l'air épais et humide.
Est-ce le cri d'un nouveau-né ou la plainte d'un agonisant?
C'est la voix de l'herbe qui comme un fil se tend toujours entre ciel et terre avec une simplicité déroutante.
la gare glisse. je me
tais. c'est incroyable comme j'ai envie de me taire. c'est immobile comme je m'endors dans la voiture. c'est tournoyant comme les pavés sous mes pas.c'est très bizarre de voire des coquelicots en se garant à 9 h du soir l'hiver. comment diable cela leur est venu à l'esprit, d'etre ouverts en plein soleil alors qu'il fait nuit? d'etre joyex en plein printemps... et c'est qu'on y croirait, à ne regarder que là, que droit devant soi, par la vitre, on y croirait.
Je crois bien qu'ils se moquent. Ils se moquent de nous, de moi et de tout ce film. Il pleut d'ailleurs plus souvent dans les films que dans la réalité.
étourdissement incrédule et coquelicot à la clé oh la nuit claire! rien à dire.
par Dafne
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Hier je lui ai dit, on pourrait aussi bien partir, un an, et voyager. Voyager par les campagnes... en chine, dans les balkans.... Hier il m'a
raconté ses voyages, il s étaient tels que je les imagine, et j'ai pensé comme toujours que j'aime beaucoup sa vie, que j'aurais sans doute fait pareil, mais il l'a déjà vécue
semble-t-il....
Aujourd'hui il m'a raconté un reve.
Il vient me chercher comme prévu à la gare, et me dit:
-tu as des programmes pour l'année à venir?
-pourquoi?
-je pensais partir un an, j'aimerais que tu viennes avec moi. Tu as tes bagages, on pourrait partir maintenant. viens, un train nous attend
-nous partirions en train?
-oui, viens, le train est là.
Il me prend par la main et nous arrivons sur le quai. Le train est suspendu, sans rails. Je lui demande:
- mais où allons nous?
-je ne sais pas, avoue-t-il
-C'est beau.
-tu crois? je ne sais pas si c'est un beau reve....
Aujourd'hui il m'a raconté un reve.
Il vient me chercher comme prévu à la gare, et me dit:
-tu as des programmes pour l'année à venir?
-pourquoi?
-je pensais partir un an, j'aimerais que tu viennes avec moi. Tu as tes bagages, on pourrait partir maintenant. viens, un train nous attend
-nous partirions en train?
-oui, viens, le train est là.
Il me prend par la main et nous arrivons sur le quai. Le train est suspendu, sans rails. Je lui demande:
- mais où allons nous?
-je ne sais pas, avoue-t-il
-C'est beau.
-tu crois? je ne sais pas si c'est un beau reve....
par Dafne
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... c'est drole, marseille est un fantome. 6 ans de vie si denses, une vague.
Puis 6 autres années, de folie,
et maintenant l'aube d'un nouveau cycle encore,
un regard en arrière.
Comme la mer qui happe les grains de sable et se retire.
Eternel re-tourne manège!
par Dafne
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Je ne sais pas bien ce que je fais là. mon petit frère y est, jouant avec d'autres momes... C'est une maison d'enfants, avec des chambres, des couloirs, des matelas à terre et des jeux.
Puis tout à coup il sort, celui du portrait, égal à lui-meme, seulement un peu plus souffrant....
De tous les gosses de la crèche, située dans une splendide favela de Pernambuès, à Salvador, au Brésil, c'était le seul qui avait déjà les premiers simptomes d'un virus que sa mère lui avait transmis, le virus HIV. C'était il y a 3 ans.
Il sort d'une pièce du fond en courant, il a reconnu ma voix, il se souvient toujours, comme les enfants n'oublient pas. Il se jette dans mes bras. Nous nous serrons très fort, et je lui parle dans l'oreille, en portugais.
"Tu es toujous là, avec moi, tu sais, j'ai ton portrait, tu sais, le portrait que je t'avais fait, il est chez moi dans ma maison accroché et je le vois tous les jours."
Il a besoin de moi, il est loin mais il n'a pas oublié, et en ce moment je pense à lui. Qui sait combien il lui reste à vivre, il est probable que cette course et ces mots chuchotés en reve soient son dernier salut, c'est à cela que servent les reves, à se dire les choses qui comptent, comme "au revoir" "je n'oublie pas". Cette rencontre reste en moi, forte, émouvante.
Sur ma peau.
J'ai un enfant, ....... cet enfant......... ... ...
par Dafne
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Suivez-moi....
Je marche dans la rue, puis bon sang je rencontre cette maison, elle me rencontre, il fait soleil,.. et l'air de rien mes pas s'y aventurent...
Cela ne fait aucun doute, JE dois entrer car elle me sourit.
Après un bref regard sur le golfe de Naples, les passants et la réalité de ma journée, je me décide seule, à passer le seuil.
CE N'EST QU'UN MIROIR.
j'éprouve un plaisir intense, physique, à passer mon corps au-travers de la porte.
Il règne à l'intérieur un froid de fin de siècle et des échos de rires enfantins semblent miroiter des fenetres en cristal. Un mouton de pousière se réveille.... prend forme.... des yeux me regardent, épiant ma réaction depuis la pièce voisine. quelque-chose se met à danser tandis que le carrelage au sol se recouvre d'une mousse de sous-bois parfumée.
Une feuille jaunie git au bord de la fenetre, je sais bien qu'il me faudra lire, si je veux qu'ils sortent ces secrets! et je lis....
Je marche dans la rue, puis bon sang je rencontre cette maison, elle me rencontre, il fait soleil,.. et l'air de rien mes pas s'y aventurent...
Cela ne fait aucun doute, JE dois entrer car elle me sourit.
Après un bref regard sur le golfe de Naples, les passants et la réalité de ma journée, je me décide seule, à passer le seuil.
CE N'EST QU'UN MIROIR.
j'éprouve un plaisir intense, physique, à passer mon corps au-travers de la porte.
Il règne à l'intérieur un froid de fin de siècle et des échos de rires enfantins semblent miroiter des fenetres en cristal. Un mouton de pousière se réveille.... prend forme.... des yeux me regardent, épiant ma réaction depuis la pièce voisine. quelque-chose se met à danser tandis que le carrelage au sol se recouvre d'une mousse de sous-bois parfumée.
Une feuille jaunie git au bord de la fenetre, je sais bien qu'il me faudra lire, si je veux qu'ils sortent ces secrets! et je lis....

Le spectre de la rose : "Par une belle nuit d'été, une jeune fille revient dans sa chambre après le bal, une
rose à la main. Elle en respire le parfum avec volupté puis, vaincue par la fatigue, se laisse aller dans un fauteuil et s'endort. En rêve, la rose qu'elle tient à la main se transforme en
sylphe, qui entre en volant par la fenêtre, voltige autour d'elle, la soulève, et l'entraîne dans une danse enchantée, puis la reconduit à son fauteuil, et disparaît. La jeune fille s'éveille,
délicieusement troublée, et constate la présence de la rose par terre."
Sur ces derniers mots, une main se pose sur mon épaule. une main ferme, une main d'ami.... c'est lui!
Sur ces derniers mots, une main se pose sur mon épaule. une main ferme, une main d'ami.... c'est lui!

est-ce un homme? une femme? quel est ce regard?

grace du délire, bref intervalle, vie dense et suspendue!
un etre sublime et musclé,
un corps palpitant et vendu,
mes pensées se décomposent au rythme du ballet
un etre sublime et musclé,
un corps palpitant et vendu,
mes pensées se décomposent au rythme du ballet

Je peux vous dire seulement l'impression générale qu'il me fit... je vous dirai que JAMAIS vie ne fut plus vivante sous mes yeux, et
inconsciente d'elle-meme au point d'en rire,
RIRE DE PLAISIR AU MILIEU DE L'EFFORT.
RIRE DE PLAISIR AU MILIEU DE L'EFFORT.

A CE JOUR, un seul indice peut nous permettre de reconstruire les faits, juste un mot clé, au bas de cette dernière photo....
INDICE N° 1: "...Nijinsky est la rose..."
Les enquetes nous poursuivent. Poursuivons les enquetes!
INDICE N° 1: "...Nijinsky est la rose..."
Les enquetes nous poursuivent. Poursuivons les enquetes!
par Dafne
publié dans :
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