au fil de l'herbe, c'est le début. le fil de l'herbe entre mes lèvres je souffle une plainte stridente, je sonne faux pour ouvrir une brèche de gaité primitive dans l'air épais et humide.
Est-ce le cri d'un nouveau-né ou la plainte d'un agonisant?
C'est la voix de l'herbe qui comme un fil se tend toujours entre ciel et terre avec une simplicité déroutante.


par Dafne
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Che strana
cosa, la geografia... le mappe, no? delle città, dei paesi. Servono sopratutto a ri-trovare, a ri-produrre per artificio un disco già sentito, in fotografia, nei romanzi o in un'esperienza
passata... tecnologie scientifiche sul piano cartesiano di ascissi ed ordinate per ritrovare un tutto che non è né idea né odore né sensazione, talvolta neppure ricordo... Un tutto di chi poi non
saprebbe spiegare cosa cerca davvero...
Come se non
sapessimo che "non ci si bagna mai nello stesso fiume"...
Capita, spesso,
tornare in un luogo. luogo di ricordi, e trovando una vecchia mappa ingiallita nel nostro cervello, "ricordo che lì c'era questo"... segui le istruzioni mentali, e lo trovi. questo.però sei sempre... un pò stupito, un pò curioso, un pò deluso... perché "questo", non è quello che "ricordavi"... E' lui, afferma di essere lui, ma tu hai la sensazione di aver acchiappato una nuvola, ti senti il pugno sempre più vuoto mentre digerisci questa tautologia.
Stai imparando... a non
fidarti.Puoi ritrovare qualunque cosa e qualunque luogo. In apparenza. Ma ti sembra di passeggiare nel cimitero ordinato delle tue rappresentazioni. E poi ti trovi a tradimento ad incontrarti per sbaglio chissà dove. Dove non eri mai stata, eppure ci sei. Eccoti lì. Entri per la prima volta in un bar popolare del Pireo pieno zeppo di operai, sorridi, ordini, ti coccolano e ti unisci al tuo doppio che chissà da quanto tempo stava già seduto lì. C'era sempre stato, forse.
Chi sono?
Ecco, vi posso dire dove mi incontro. Com'è rilassante, incontrarsi.... subito, ti adagi, sorridi. Sei piena di te, ed appagata. Non hai fatto che seguire la tua scia, dove ombra e luce si sono
ricongiunte. Non hai mica bisogno di molto altro....
Ma è come
l'equilibrio del surfista. Dura il tempo di un lampo.E chissà su quale onda lo ritroverai.
Non ci si bagna mai nello stesso fiume. E le mappe servono a poco, per ciò che cerchiamo...!
par Dafne
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C'est un soir de pluie. je dois partir pour un long voyage.
Ma chèvre est dans une fourgonette, ouverte à l'arrière, et je la regarde tandis que la fourgonette glisse latéralement sur le goudron mouillé. Les voitures ont du mal à passer car elle occuppe toute la chaussée. Je ne peux pas l'emmener, elle saura bien se débrouiller. Mais non, elle ne tient meme pas debout dans la fourgonette, qui bouge. Et bientot le glissement l'emportera, tel le berceau d'Eisenstein, se renversant sur les escaliers. Ils sont tous proches, ces larges escaliers, 100m plus bas, juste avant le virage. Des centaines d'escaliers, descendant vers une place. La route tourne vers la gauche mais la fourgonnette glisse en marche arrière, et ma chèvre est tournée vers moi, vers la droite.
Ma chèvre est dans une fourgonette, ouverte à l'arrière, et je la regarde tandis que la fourgonette glisse latéralement sur le goudron mouillé. Les voitures ont du mal à passer car elle occuppe toute la chaussée. Je ne peux pas l'emmener, elle saura bien se débrouiller. Mais non, elle ne tient meme pas debout dans la fourgonette, qui bouge. Et bientot le glissement l'emportera, tel le berceau d'Eisenstein, se renversant sur les escaliers. Ils sont tous proches, ces larges escaliers, 100m plus bas, juste avant le virage. Des centaines d'escaliers, descendant vers une place. La route tourne vers la gauche mais la fourgonnette glisse en marche arrière, et ma chèvre est tournée vers moi, vers la droite.

Elle me regarde, je comprends qu'elle ne peut que rester avec moi. elle est blanche avec des taches, jeune et très belle.

C'est alors que je la prends dans mes bras, elle y tient toute entière, comme un bébé je l'emporte, ma petite chèvre, et je me dirige vers
l'immeuble qui est à ma gauche, donnant sur la meme rue. nous allons descendre très bas, dans les sous-terrains, où une réunion m'attend. C'est décidé, elle m'accompagnera dans mon long voyage.
Je n'avais pas le choix

J'arrive à la réunion avec ma chèvre en laisse. En descendant les marches, je me réjouis. C'est merveilleux, de l'avoir avec moi, je suis
ravie d'avoir pris cette décision. D'avoir accueilli ma partie enfant, ma partie satan. Elle est belle, je l'aime. Tout le monde va la caresser en la voyant.
La réunion n'aura pas lieu, chacun a compris que l'on ne peut pas donner de définitions, aucune nourriture n'est fausse, ou juste, c'est bien ce que je pensais. Que de bon sens règne enfin!
La réunion n'aura pas lieu, chacun a compris que l'on ne peut pas donner de définitions, aucune nourriture n'est fausse, ou juste, c'est bien ce que je pensais. Que de bon sens règne enfin!
par Dafne
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ya pas l'feu au lac... ben si, c'est que le lac repose sur un volcan. c'est que l'hydromassage provoque des hallucinations.

C'est que j'ai vu des choses que l'on ne peut voir que dans un lac au creux d'un volcan... sexuellement, j'entends. évidemment. puisque la vie
est un chaudron, nous sommes là pour bouillir et dieu se nourrit de notre chair lorsqu'elle est bien tendre.

à nous de nous placer là où la terre est brulante. à nous de nous abandonner avec la placidité d'un lac, dont nul ne soupçonnerait jamais,
évidemment.... le tour est joué. et que les vapeurs l'emportent!!!

par Dafne
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avant de monter aux arbres,
il faut les connaitre....j'ai longtemps flirté avec l'eucalyptus.
il faut les connaitre, disais-je:
ils sont plus bas ou plus hauts, ils offrent plus ou moins de points d'appui, ils ploient plus ou moins, ils cassent plus ou moins...
Mais ce qui compte, c'est COMMENT: vous devez savoir que certaines branches cassent d'un coup sec, d'autres au contraire vous signalent leur faiblesse avant de lacher.
L'olivier est bas, solide, il offre de nombreux points d'appui, il est fiable car il prévient avant de céder.
L'eucalyptus au contraire permet de monter très haut, il ploie et joue avec le vent, vous donnant cette sensation, ce balancement. Il accompagne la montée de ce son fébril, la musique de ses feuilles, leur arome, leur secret argenté...
il cède sans prévenir, cependant.
Comme j'aimais l'eucalyptus, j'ai pensé que j'aurais du apprendre à tomber, comme les cascadeurs qui en font un métier.
Pendant ce temps, je perfectionnais l'art de me percher, de me dissimuler au sommet tel un oiseau minuscule, bras et jambes enlacés au tronc silencieux. Il ne m'en fallait pas plus pour laisser courir les pensées, et le temps passait.

par Dafne
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